Withering Roms : L’asile dont vous ne voudrez plus jamais sortir !
Si vous pensiez avoir déjà tout vu en matière de jeux d’horreur depuis les sorties récentes de Resident Evil Requiem ou Fatal Frame II… le petit jeu indé Withering Rooms est là pour vous murmurer à l’oreille que vous êtes peut être bien passé à côté d'une pépite !
Imaginez un cocktail étrange entre Roguelike, survival horror et Dark Souls. Oui, ça paraît un peu fouillis sur le papier… mais faites nous confiance, ça tape, comme le laisse présumer les plus de 90% d'avis positifs récoltés sur Steam !
Le développeur, clairement amoureux des vieux survival horror, rend un hommage appuyé à deux monuments du genre : Clock Tower et Rule of Rose. Résultat : une ambiance oppressante qui sent bon la nostalgie… avec une touche bien moderne de sadisme.
Vous incarnez une adolescente malade, internée dans un asile censé la “soigner” (spoiler : ça ne va pas très bien se passer). Dès la première nuit, elle se réveille… dans un rêve. Plus exactement un cauchemar collectif partagé par tous les patients.
Le problème ? Impossible d’en sortir. Et pire encore : plus elle reste coincée là-dedans, plus son humanité s’effrite… jusqu’à risquer de devenir l’un des monstres qui rôdent dans le manoir.
Heureusement, vous n'êtes pas totalement seule. Entre une mystérieuse jeune sorcière et toute une galerie de personnages aussi flippants qu’attachants, vous allez devoir explorer ce manoir cauchemardesque et ses alentours pour tenter de vous échapper, encore et encore.
Car ici, mourir… ne sert à rien. À chaque décès, retour à la case départ, dans la même pièce. Le manoir, lui, adore jouer avec vos nerfs : certaines zones restent fixes, mais la majorité change constamment.
Impossible donc de mémoriser un chemin tranquille.
Côté gameplay, les fans de souffrance à la Dark Souls seront en terrain connu : à votre mort, vous perdez presque tout… sauf vos objets clés et vos reliques.
Mais Withering Rooms ajoute une idée plutôt inovante : vous pouvez “mémoriser” certains objets pour les garder après la mort. Plutôt pratique, parce que vous allez beaucoup mourir. Vraiment beaucoup.
Les ennemis sont rapides, leurs attaques larges… mais vous avez une vraie liberté pour attaquer et esquiver même si parfois courir est clairement la meilleure option.
Ne vous laissez pas tromper par la 2.5D : les ennemis ne sont pas coincés dans leur coin. Faites trop de bruit (un coup de feu, un vase cassé, une cloche...) et c’est toute la maison qui vient vous dire bonjour.
Bonne nouvelle, vous disposez d'un mode furtif efficace et vous pouvez piquer un sprint de manière illimitée. Et vous en aurez besoin.
Petit twist bien vicieux : la magie. Vous pouvez lancer des sorts via des parchemins (barrières, sceaux, boules de feu… la base). Mais chaque utilisation vous inflige une Malédiction. Et cette Malédiction, ce n’est pas juste un petit malus tranquille : plus elle monte, plus le manoir devient… disons… créatif. Phénomènes étranges, événements paranormaux… jusqu’à ce que la maison vous dévore complètement.
Au fil de vos tentatives, vous débloquerez des équipements permanents (armures, reliques) qui offrent des effets puissants et permettent de créer de vrais combots efficaces. De quoi aller toujours un peu plus loin dans ce cauchemar sans fin.
Et comme si ça ne suffisait pas, le jeu cache encore plein de surprises, notamment en Nouvelle Partie +. Autant dire que vous n’êtes pas près de voir le bout de ce jeu.
Alors oui, les combats sont parfois un peu maladroits, et les graphismes ne vont pas révolutionner l’industrie… mais honnêtement ? On s’en fiche. L’ambiance, les idées et la tension constante compensent largement.
Withering Rooms est de ces jeux de passionnés qui osent proposer quelque chose de différent. Et rien que pour ça, il mérite clairement sa place parmi les expériences d’horreur à ne surtout pas manquer !