Six Days In Fallujah : le FPS ultra-réaliste qui vous confronte à la guérilla sunnite, Al-Qaïda et l’État islamique !
Peu de jeux vidéo ont suscité autant de malaise, de débats et de fascination que Six Days In Fallujah. Annoncé pour la première fois en 2009, puis annulé avant de renaître plus d’une décennie plus tard, ce FPS tactique se distingue par une ambition rare : reconstituer avec un réalisme quasi documentaire l’une des batailles urbaines les plus violentes de la guerre en Irak...
Ici, pas de science-fiction ou d'action caricaturale. On vous plonge à Fallujah, en 2004, une ville sunnite proche de Bagdad devenue l’épicentre d’une insurrection armée, mêlant combattants locaux, cellules d’Al-Qaïda (futur terreau de l’État islamique) et civils pris au piège.
Contrairement aux FPS militaires traditionnels, Six Days In Fallujah ne cherche pas le spectaculaire. Il cherche à modéliser la réalité des combats urbains ou du moins, ce qui s’en approche le plus.

Le jeu vous plonge dans une guérilla urbaine chaotique faite d'embuscades imprévisibles, de combattants irréguliers surgissant des maisons, des toits ou des tunnels, d'une absence totale de lignes de front claires et de menace permanente via des explosifs improvisés.
Vous allez découvrir une guerre vue de l’intérieur, où les combattants insurgés ne sont pas des « ennemis génériques », mais une force diffuse, ancrée dans le tissu urbain, utilisant la ville elle-même comme arme.
Le jeu vous fait toucher du doigt la résistance sunnite armée, l’influence d’Al-Qaïda en Irak et les méthodes qui préfigureront plus tard celles de l’État islamique : usage de la terreur, propagande religieuse, guerre psychologique et exploitation du chaos et de la population locale.
Au delà du gameplay, le jeu montre pourquoi ces groupes étaient si difficiles à combattre, et surtout quel prix humain cette stratégie a imposé à la ville.
Les développeurs intègrent de nombreux témoignages de civils irakiens et de soldats, rappelant que derrière chaque échange de tirs se cachent des familles déplacées, traumatisées ou tuées.
Six Days In Fallujah refuse le confort moral habituel du jeu vidéo en n'offrant pas de narration héroïque simpliste, pas de conditions de victoire « propres » et aucun manichéisme rassurant.
Chaque mission rappelle que la guerre moderne, face à des groupes comme Al-Qaïda ou l’État islamique, est sale, confuse et profondément humaine et que la frontière entre combattant, insurgé et civil est souvent tragiquement floue.
Un jeu parfois plus proche du reportage que du divertissement qui s’apparente moins à un jeu de tir classique qu’à une expérience interactive de journalisme de guerre.
Si vous pensez qu'on peut essayer de modéliser et faire comprendre un conflit sans l’édulcorer, sans le transformer en spectacle et sans oublier ceux qui l’ont vécu pour de vrai, on vous conseille vivement de tester ici Six Days In Fallujah !
Un FPS inconfortable, controversé, mais profondément singulier qui rappelle que certaines guerres ne sont pas faites pour être « gagnées », seulement racontées avec honnêteté.