Cloudgazer, le jeu qui consiste à ne rien faire si ce n’est reconnaître des formes dans les nuages
Dans Cloudgazer, aucune pression ! Pas d'ennemis, pas de combat, pas de score à battre, pas de chronomètre et pas de Game Over. Cloudgazer est une expérience contemplative qui transforme une activité vieille comme le monde (s’allonger dans l’herbe et chercher des formes dans les nuages) en véritable gameplay...
Le principe est d’une simplicité désarmante : Vous observez un ciel dont les nuages évoluent en permanence et tentez d’y reconnaître des silhouettes.
Animaux, objets, véhicules, créatures fantastiques ou formes improbables apparaissent au gré des mouvements et des transformations des nuages.
Lorsqu’une forme est identifiée, elle rejoint une collection que l’on peut progressivement compléter.
Le jeu repose ainsi sur la paréidolie, ce phénomène qui pousse notre cerveau à donner un sens familier à des formes aléatoires.
Mais ici, cette capacité naturelle devient la mécanique centrale. Il ne s’agit pas de résoudre une énigme conçue à l’avance : chacun peut interpréter différemment ce qu’il voit dans le ciel. Un nuage peut être un dragon pour l’un, un éléphant pour l’autre… ou simplement un nuage.
L’expérience évolue également avec le temps grâce à un cycle allant du lever du soleil à la nuit étoilée.
Le ciel change de couleurs et d’ambiance tandis que les formes continuent de se former et de se dissoudre.
Avec 250 silhouettes à découvrir, l’observation devient finalement une chasse aux nuages, mais une chasse sans urgence ni véritable objectif autre que celui de compléter sa collection.
Cloudgazer prend ainsi le contrepied d’une industrie qui cherche constamment à multiplier les actions, les défis et les récompenses. Ici, le jeu vidéo retrouve quelque chose de beaucoup plus élémentaire : regarder, attendre et laisser travailler son imagination.
Un concept presque provocateur dans sa simplicité, qui pose une question amusante : peut-on réellement appeler cela « jouer » lorsqu'il suffit de regarder le ciel ?
Cloudgazer répond manifestement oui… à condition d'accepter que, parfois, jouer puisse consister justement à ne rien faire.